Nos Livres

"Au fil de nos cheminements littéraires"

Extrait du BULLETIN DES FFDJF • N°146 & 147 • SEPTEMBRE 2020

 

DES FEMMES DANS LE BUREAU DE L'ENFER

 

◆      UN RÉCIT HALETANT SERVI PAR UNE PLUME TALENTUEUSE

Une fois encore, Serge Klarsfeld vient d'extraire des limbes de l'oubli un récit époustouflant, celui de Raya Kagan qui fit partie du convoi numéro 3 en date du 22 juin 1942, le premier à emporter 66 femmes à Auschwitz, après avoir été incarcérées au camp des Tourelles et à Drancy pour non respect de la réglementation antijuive ou implication dans des affaires touchant à la sécurité, comme ce fut le cas de Raya Kagan. C'est en 1945, que Raya Kagan gagna la Palestine Juive, où elle publia son témoignage 2 ans plus tard en Hébreu sous l'égide des Editions SifriatHapoalim, mais en si peu d'exemplaires que son destin fut d'être introuvable, et traduit en aucune langue. Aussi, dès 1976, en préparant le « Mémorial de la Déportation des Juifs de France », Serge Klarsfeld eut connaissance de ce récit pour lequel il envisagea de le faire traduire en Français, « mais d'autres priorités à l'époque l'en empêchèrent »Aujourd'hui, tel n'est plus le cas. C'est en effet tout à l'honneur du président des FFDJF d'avoir assumé les frais de la traduction et de l'édition de ce récit faisant état du premier convoi de femmes par cette survivante, née en Ukraine en 1910, qui témoigna au procès Eichmann le 8 juin 1961. Raya Kagan, née Rapoport, qui gagna la France en 1937, soupçonnée d'appartenir à un réseau de résistance communiste à « la suite de la mort de deux militants tués dans l'explosion d'une bombe qu'ils préparaient dans une chambre au 49 rue Geoffroy Saint­ Hilaire, où Raya avait logé et laissé des lettres », lui valut d'être arrêtée et déportée. Intellectuelle, parlant parfaitement cinq langues, Raya Kagan fut peu de temps après son arrivée à Auschwitz affectée au Bureau d'État Civil du camp principal avec ordre d'enregistrer les décès des déportés, qui avaient été autorisés à entrer dans le camp, (les seuls à être enregistrés) ; les autres étant immédiatement dirigés vers la chambre à gaz. Le convoi 3 comprenait 933 hommes et 66 femmes. Comme le souligne Serge Klarsfeld : « Tous sont entrés dans le camp sans sélection pour la chambre à gaz. 5 femmes sur 66 survécurent: Raya Kagan, Claudette Bloch, Henriette Bolotin, Estera Solarz et Rywka Spzepsman. Dans le convoi 7 où 49 femmes du camp des Tourelles furent déportées sur un total de 121 femmes, une seule a survécu, Johanna Gans, dont la déposition en 1945 figure en annexe, et qui fut désignée elle aussi, comme secrétaire au Bureau politique du camp. » Claudette Bloch (citée dans l'ouvrage) témoigna également auprès des inspecteurs du Service de recherche des crimes de guerre en 1945. Raya Kagan après son Alya fut recrutée par le Ministère Israélien des Affaires étrangères où elle occupa nombre de postes importants. Elle s'est éteinte en 1997 à l'âge de 87 ans. Reste son récit présenté par Serge Klarsfeld, un récit peu commun, haletant, où à l'aide d'une plume soignée, l'auteur dépeint les étapes de sa trajectoire dantesque, à commencer par les Tourelles, où furent incarcérées avec elle, les admirables « Amis des Juifs. » La puissance de ce récit est de rendre perméable la moindre situation, le moindre dialogue, à l'aide d'une sémantique obstinée à ne laisser aucun détail de côté. A l'instar, d'une véritable caméra rendant le son et l'image. Et ce, par la seule magie de l'écriture ! Grâce à ce témoignage si prégnant, on appréhende de façon hallucinée de quelles façons fonctionnait la logistique du crime de masse, et comment se déroulait le quotidien de ses esclaves Juives affectées dans les Bureaux du camp, soumises au pouvoir

sadique des maîtres des lieux. Rien n'échappe à l'œil de Raya, les noms, les dates, les évènements les plus ordinaires, comme les plus tragiques, notamment « les Marches de la Mort », dont elle sortira indemne. Un grand livre. Un des très grands livres sur la Shoah, étayé à la fin de documents et d'annexes éloquents.

Claude Bochurberg

Je parcourais minutieusement les allées en apparence dépouillées de tout parchemin de vie témoignant encore, à qui voudrait l’entendre, du parcours personnel autant que de la carrière hors normes du violoniste d’origine ukrainienne Mischa Elman et menais depuis quelques semaines méthodiquement mon enquête sur cet artiste lorsque je découvris le 31 janvier 2020, les biographies des grands violonistes du XXe siècle racontées par Jean-Michel Molkhou (1), parues en deux tomes édités par Buchet/Chastel respectivement en septembre 2011 et en octobre 2014. A cette époque, je venais de procéder à l’examen attentif  de la partition musicale de « Après un rêve » de Gabriel Fauré, transcrite par Mischa Elman (2) afin d’approfondir ma connaissance de son jeu musical et j’étais quelque peu agacée de vérifier, lecture après lecture, étude après étude, que la musique demeurait encore bien trop souvent un « domaine réservé » à une minorité, un art fermé au plus grand nombre. Dans ce contexte précis,  je me souviens alors m’être dit : « Allez, je parie que c’est encore un bouquin hors de portée du plus grand nombre, comme si la musique ne devrait être réservée qu’à une « élite », à une toute petite minorité coupée du reste de la société … Voyons tout de même comment cet auteur aborde l’univers des grands violonistes du XXème siècle … »

Est-ce l’art manifeste de Jean-Michel Molkhou de savoir manier avec maestria plusieurs cordes à son arc, à la fois chirurgien de métier, violoniste passionné par la lutherie et l’archèterie, devenu ensuite critique musical pour la revue Diapason, qui lui permit de ne pas se laisser bercer par les sirènes d’une approche très technique fréquemment réservée à un cercle en vérité restreint de mélomanes, musiciens, violonistes et/ou professeurs de musique ? Je ne le sais, mais ma première véritable agréable surprise fut de découvrir, en feuilletant le premier tome consacré à la présentation de cinquante violonistes de la première moitié du XXème siècle, qu’un chapitre entier avait été réservé à Mischa Elman. Fait suffisamment rare pour s’en étonner finalement, car là n’est pas le moindre des paradoxes de l’histoire de Mischa Elman : sa vie et son talent, dignes d’un roman historique né sur l’arrière-scène tragique d’une Russie ravagée par les pogroms jusqu’à son éblouissante épopée américaine où il sut déployer les ailes de phénix de son violon au son d’or et graver de l’empreinte sensible de son archet les cœurs et les âmes de millions de gens, ne firent pour autant l’objet de quelques résiduels écrits à son sujet.

Dans un style synthétique et sans révéler ici le détail de ce qu’écrit Jean-Michel Molkhou au sujet de Mischa Elman afin de vous encourager à vous plonger, au-delà même de l’histoire de Mischa Elman, dans la lecture passionnante de ces deux ouvrages, frappant est de constater combien, sur le fond, cet auteur sait dire l’essentiel en peu de mots finalement et s’inscrire dans une démarche teintée d’humilité. Ainsi, au terme des cinq pages dédiées à Mischa Elman, vous voyagez avec lui comme s’il était encore des nôtres, de Talnoï à Odessa, puis de Odessa à Saint-Pétersbourg, Paris, Berlin, en Allemagne, en Autriche, en  Scandinavie lors de ses premières tournées en Europe jusqu’à New York. Par ailleurs et bien que le tableau que dresse Jean-Michel Molkhou du parcours aussi atypique qu’exceptionnel de Mischa Elman complète presque parfaitement les termes de l’article « Le violoniste Mischa Elman », très différent d’approche et de sensibilité, de Charles Godszlagier paru sur le site Les Amis d’Odessa, il n’en demeure pas moins que personne d’autre que cet auteur n’a su résumer de manière aussi édifiante qu’il le fit ce que représenta en son temps le son du violon de Mischa Elman : "Écouter aujourd’hui le violon de Mischa Elman, c’est un peu comme feuilleter des photographies de Saint-Pétersbourg d’avant la révolution d’Octobre. On y redécouvre les fastes, les dorures et les larmes d’une civilisation à jamais disparue. Un violon qui vous tire des larmes dans ce Concerto de Tchaïkovski qui fut longtemps considéré comme le « sien »" (pp. 73-80, tome I).

La singularité et la dimension pédagogique de la démarche de Jean-Michel Molkhou caractérisent l’ensemble des deux tomes de son étude, excentrées des sentiers techniques et du vocabulaire spécifique à l’univers de la musique : elles lui permettent ainsi de lier et de relier l’histoire individuelle  de chaque violoniste du XXe siècle dans le cycle d’une histoire humaine plus globale et de la grande Histoire de l’humanité tour à tour partagée entre ombre et lumière. De fait, l’auteur inscrit chaque trajectoire personnelle dans un contexte géographique, historique, socio-économique, familial et culturel propre à chacun. Au fur et à mesure que vous avancerez dans votre lecture, vous entreprendrez en vérité un long périple, des contrées de Russie (Mischa Elman, Toscha Seidel, Nathan Milstein, David Oïstrakh, Isaac Stern …) à celles de l’Europe  de l’Est (Vilnius, Budapest, Prague, Vienne, Trieste, Zelazowa Wola près de Varsovie où vit le jour le violoniste Henryk Szeryng et qui était déjà ville natale de Frédéric Chopin ….) où naquirent les plus grands musiciens. L’auteur retrace également le parcours de quelques violonistes célèbres, anciens ou contemporains venus d’autres nations du continent européen, de la France (Jacques Thibaud né à Bordeaux en 1880) à l’Angleterre (Albert Sammons, autodidacte né à Londres en 1886), en passant par l’Allemagne (Anne-Sophie Mutter, née en 1963), les Pays-Bas (Janine Jansen, née en 1978) … sans oublier les États-Unis (Oscar Shumsky, Gil Shaham), le Canada (Leila Josefowicz), le Japon (Kyoko Takezawa), l’Arménie (Sergey Khachatryan) … La musique a ceci de magique qu’elle n’a pas de frontières et nous enseigne en permanence que ce qui est beau existe et peut s’entendre sur tous les continents de notre planète Terre. Dans ce tableau exhaustif à souhait, je n’exprime qu’un seul regret : aucun chapitre n’est consacré au violoniste juif russe, Sascha Jacobsen, juif russe né à Helsinki en 1895 devenu pourtant le sujet de l’une des chansons interprétées en 1922 par George Gershwin et intitulée « Mischa, Jascha, Toscha, Sascha ».

Certaines anecdotes ne manqueront pas de surprendre, d’émouvoir, de faire rire, telle l’histoire de Joseph Fuchs, né en 1899 à New York dans une famille de musiciens et qui, après s’être cassé le bras à l’âge de trois ans, débuta le violon « en guise de rééducation » ! Mais au-delà du talent de pédagogue de Jean-Michel Molkhou, talent qui lui permet d’encourager le lecteur à s’interroger sur les motivations profondes de  certains de ces violonistes et les raisons pour lesquelles leurs interprétations ont également parfois survécu à l’épreuve redoutable du temps, la singularité de sa démarche se manifeste tout autant par sa capacité à ne jamais enfermer aucun de ces grands violonistes dans le seul registre de leur univers musical. Ainsi, dans un long chapitre retraçant l’histoire et le parcours musical de Yehudi Menuhin, né à New York en 1916 de parents juifs russes, l’auteur n’hésite pas, contribuant de la sorte au développement d’une culture générale accessible au plus grand nombre,  à remémorer combien il fut préoccupé par l’éducation artistique ainsi que ses engagements forts de citoyen : dès 1950, il prend fait et cause contre l’apartheid en Afrique du sud, ce qui n’était pas si fréquent à l’époque ; plus tard, il s’investira dans le rapprochement entre Israéliens et Palestiniens, puis il s’engagera aux côtés de Amnesty International. Mais Menuhin, Jean-Michel Molkhou est un des rares à le souligner, c’est aussi celui qui n’avait jamais oublié la Russie bien qu’il n’y soit pas né. Ni la Russie ni les parcours de dissidents, qu’ils fussent liés à cette nation ou pas. Ainsi, Menuhin fut, ne l’oublions jamais, celui qui usa, à juste raison, de sa notoriété pour faire libérer Mstislav Rostropovitch d’URSS, mais également, on le dit moins, pour sortir le pianiste argentin Miguel Angel Estrella des geôles uruguayennes.

Une fois entré dans l’univers géographique, familial, culturel, musical de chacun de ces violonistes, leurs histoires individuelles réunies nous démontrant au passage que derrière un grand musicien existe déjà le plus souvent dans la cellule familiale une fibre artistique ancrée depuis longtemps et/ou confirmée, le lecteur peut compléter sa découverte en écoutant le CD qui offre plus de huit heures de musique. A titre d’exemple, Jean-Michel Molkhou propose l’extrait sonore que voici concernant le violoniste Ivry Gitlis, né à Haïfa en 1922 dans une famille d’origine russe : 

« Béla Bartόk : Concerto n°2, I. Allegro non troppo. 

Avec l’Orchestre Pro Musica de Vienne, dir. Par Jascha Horenstein. Enreg. 1954. Vox PL 9020. Rééd. Vox CDX2 5505. 14’47. 

Cet enregistrement volcanique du Second Concerto de Bartόk est resté l’un des sommets de la discographie du violoniste comme de l’œuvre. »

      

En toutes circonstances, Jean-Michel Molkhou sait à la fois s’adresser aux mélomanes en citant, par exemple, sur quel violon ont exercé leurs talents certains des immenses violonistes du XXe siècle, et interpeller les profanes sans jamais muer son propos en une encyclopédie de termes spécifiques à l’univers de la musique en général et des violonistes en particulier quand il se réfère à la discographie de chacun d’eux : c’est là tout l’art et l’intérêt de découvrir les biographies de si nombreux violonistes, demeurés célèbres ou tombés dans l’oubli, retracées avec tact et élégance par Jean-Michel Molkhou. Alors, je vous invite à partir à leur rencontre dès à présent, car le message universel de la musique autant que l’univers émotionnellement si passionnant de l’art du violon, ces biographies convaincront ceux qui en douteraient encore, sont à eux seuls une perpétuelle leçon d’humanisme dont a bien besoin notre monde actuel.

Ivana Sion.

__________________

  1. Jean-Michel Molkhou, Les grands violonistes du XXe siècle, Buchet/Chastel :Tome I – De Kreisler à Kremer,1875-1947, Tome II – 1948-1985.

  2. Gabriel Fauré, Après un rêve, Transcribed by Mischa Elman, Violin and Piano chez Carl Fischer.

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